Les séries courtes · 18 décembre 2006

Je viens de regarder les premiers épisodes de Day Break, et j’ai lu – aucune idée si c’est vrai ou pas – que la série ne durera qu’une saison.

Au départ, je suis plutôt quelqu’un qui a tendance à aimer les choses qui dures. Après tout si une œuvre est de qualité, autant la faire durer non ? Est-ce que Dune serait mieux en un seul livre ? Ou The West Wing en trois saisons ? Non, si c’est bon on en veut encore, et encore, et encore. Certes parfois ça dérape, c’est bien pendant un temps puis ça s’essouffle d’une façon ou d’une autre ; mais je pense que c’est la qualité qui est en question alors, et pas la longueur en elle-même.

Mais est-ce que ça pourrait être l‘œuvre en elle-même ? Dans le domaine des séries télé, est-ce que certains types de séries ne seraient mieux courtes, intrinsèquement ? Ca serait le contre pied à ce que j’appelle le syndrome X-files, c’est à dire une série qui est volontairement traînée en longueur par ses auteurs, parce que elle ne peut se renouveler. Non pas parce que les auteurs soient mauvais, mais parce que le fonctionnement même de la série (généralement il s’agit de la révélation d’un secret, d’une série « à mystères ») ne souffre pas d’un traitement long.

Des séries (pas forcément grandioses, mais regardables dirons-nous) comme Lost, Prison Break, X-files (et d’autres) ne sont pas faites pour beaucoup de saisons. Découvrir le mystère de l‘île, le régler, en sortir. Sortir de prison. Prouver l’existence d’une conspiration et des extraterrestres. Pof. Une fois cela fait, bonne nuit, on remballe. Et pour continuer, soit on rajoute une couche derrière (« une fois sorti de prison il reste des trucs à faire ») qui dévie le thème de la série, soit en voyant la chose arriver on ralenti artificiellement les héros, on leur fait faire des erreurs grossières (non Mulder, cette fois-ci tu transmets les preuves au New York Times et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes), bref le spectateur s‘énerve ou commence à s’emmerder.

Mais des séries courtes, si elles sont bonnes, ça veut dire moins de bonnes choses. Sauf que le marché actuellement est tellement porteur (plutôt il l‘était il y a quelques années, il est entrain de devenir saturé) qu’il y a des auteurs, des producteurs, des financements pour des séries, touts azimuts (je parle ici des USA bien sûr). Donc avec un turn-over plus élevé sur certains types de séries, on finira forcément par retrouver derrière d’autres séries de qualité.

Maintenant, ce n’est pas non plus toujours le cas. The Wire aurait profité d’un traitement continu, et pourrait tout à fait se renouveler sur plusieurs saisons, malgré la concurrence de The Shield. Rome est tout à fait le genre de série qui – à condition de renouveler les auteurs quand ils s‘épuisent, façon Les Simpsons – pourrait faire 10, 15 ou même 20 saisons sans nous fatiguer.

— Jérémie Bouillon

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Subversion et OpenOffice · 15 décembre 2006

Un truc que je me demande depuis plusieurs mois maintenant, c’est pourquoi presque personne n’a fait de mouvement pour interopabiliser le format OpenDocument (utilisé entre autre par OpenOffice 2) et le logiciel Subversion. Je dis svn parce que je le trouve plus pratique, mais après tout c’est aussi valable pour CVS ; et idem sur oOo versus RTF par exemple.

En clair, pourquoi les logiciels de traitement de texte (qui sont juste une interface graphique à du texte entouré de balises et attributs de styles) ne peuvent pas être interfacés avec un système de versionning, révisions, et surtout un utilitaire diff adapté.

Je travail depuis un peu plus d’un an à plusieurs (entre 4 et 15, selon les projets) sur des textes divers et variés, et si je pouvais avoir chaque enregistrement comme un commit et chaque ouverture comme un checkout ça serait le bonheur. Bien sûr avec une interface simple pour mes collègues non geek, mais tout de même.

D’abord, c’est la facilité du travail partagé et sécurisé. Un serveur subversion (bon ça ne court pas les rues, Textdrive le fait mais la qualité et l’uptime sont trop variables pour quoi que ce soit de sérieux ; mais quand même), et hôp. Ensuite, la sécurité... le contenu du serveur svn peut-être archivé automatiquement avec un simple cron, et chaque révision (numérotée, datée, éventuellement commentée) est conservée. Enfin, des outils existent (comme Trac par exemple) pour être automatiquement tenu au courant des nouvelles versions (comme le flux RSS de la page timeline de Trac), pour voir ce qui ce passe globalement sur un projet, pour voir les différences détaillées d’une version à l’autre.

Et c’est sur ce dernier point que le bât blesse (tient un doute sur l’orthographe ici). SVN gère le binaire sans problème, donc un fichier oOo est géré. Mais pas de diff tool, donc à part les commentaires svn (qui nécessitent une interface spécialisée, et si on se fait chier à intégrer svn et oOo autant le faire à fond non ?) aucun moyen de voir concrètement ce qu’il y a dedans.

Visiblement je ne suis plus le seul, on trouve ici et là (voir l’ensemble du thread, la première idée n’est pas parfaite) des questionnements en ce sens. C’est déjà un bon début, mais ça traîne un peu, non ?

— Jérémie Bouillon

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Déménagement de site · 13 décembre 2006

J’ai enfin viré ce petit site de chez Textdrive (que je ne recommande pas, malgré tous les outils de geek et la liberté de configuration inouïe c’est cher, l’uptime est dégueulasse, c’est lent surtout depuis l’Europe, et la boite ne se concentre plus sur l’hébergement mutualisé mais fait joujou avec d’autres trucs) pour le mettre chez le bon vieux, classique, solide, OVH.

Je n’ai pas déplacé la base de données parce que je me sers aussi du site pour tester des tas de choses, et que je voulais une installation propre et nouvelle de cette version de Textpattern (le logiciel de publication que j’utilise pour ce site, et pas mal d’autres).

Donc c’est un peu normal si certains messages sont re-publiés anti-datés, ou des bizarreries du genre.

Et oui le thème (au sens large, du code html au graphisme) est celui – très moche – par défaut, le rendre plus humain et joli est plutôt bas dans ma liste de priorités en ce moment.

— Jérémie Bouillon

Commentaire [1]

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